Journal d’une auteure – Épisode 6

11,Jan,2026

Journal d’une auteure – Épisode 6

Mes inspirations cachées

Un jeu d’équilibriste qui me porte toujours plus loin.

Dimanche 11 janvier 2026,

Je la subis plus que je ne la maîtrise, pourtant elle est ma plus précieuse force quand j’écris.

L’inspiration… Ma meilleure alliée autant que ma plus grande peur. Elle s’installe, va, disparaît, revient, s’emballe, s’estompe. Je la subis plus que je ne la maîtrise, pourtant elle est ma plus précieuse force quand j’écris. Et cette ambiguïté est plutôt déstabilisante, mais avec le temps j’ai appris à l’apprivoiser.

Un mot, une voix, une mélodie, une scène de vie, c’est le plus facile. C’est ce qui va me porter et ce à quoi je vais m’accrocher pour lancer mon récit. L’hypersensible que je suis est très réceptive à la musique, aux émotions, aux images, parce que je vois au-delà. C’est la partie visible de mon inspiration, et ce dans quoi je me réfugie quand ça m’est nécessaire. Ce qui est plus subtil en revanche, c’est quand j’ai besoin que l’évidence, l’attendu, de l’histoire que j’écris cède la place à la profondeur, à quelque chose de plus authentique. Et là, le silence s’impose.

Alors je me coupe de tout. Je me connecte à mes personnages, je joue la scène avec eux. Je me laisse littéralement embarquer.

Les paroles deviennent une influence dont je ne veux pas. La mélodie me transporte dans un ressenti qui est le mien et pas celui de mes héroïnes. Les images me renvoient à un monde qui n’est pas celui dans lequel j’espère vous faire plonger. Alors je me coupe de tout. Je me connecte à mes personnages, je joue la scène avec eux. Je me laisse littéralement embarquer. Je me souviens comme si c’était hier de celle où Harper est en mille morceaux et est enfermée dans son hôtel à Londres, ou de celle où elle arrive sans être attendue au procès de son frère, et qu’elle revoit pour la première fois Yann. Tout m’est venu un soir avant de m’endormir, et la violence de ce qu’elle ressentait s’est décuplée à mesure que je noircissais les pages de mon ordinateur sans un bruit. Je n’entendais plus qu’elle.

Mais je crois que mon inspiration la plus cachée est dans le toucher.

Mais je crois que mon inspiration la plus cachée est dans le toucher. Dès que j’entre en contact avec quelque chose qui est relié de près ou de loin avec ce que j’écris, tout s’emballe. Je n’ai jamais su me l’expliquer, c’est un peu comme si je percevais… Plus… Beaucoup plus.

La scène où Blake quitte le chalet d’Ethan parce qu’Austin vient définitivement de lui briser le cœur s’est imposée un matin où j’étais seule dans le silence le plus complet, lorsque j’ai enroulé mes doigts autour de ma tasse de thé. Le geste, la chaleur, l’instant… La scène s’est déroulée devant mes yeux (comme dans le livre). Et tout s’est amplifié en partant au travail quand le froid m’a gelée au moment où je me suis emparée de la poignée (toujours comme dans le livre). Je pourrai aussi parler de Nathan et Addison, je ne cessais de placer ma propre main sur mon cœur dès qu’Addison s’effondrait intérieurement, comme s’ils passaient à travers moi. Quant à Avery, je touchais les tissus en permanence, les images m’arrivaient en rafale.

 

Lorsqu’elle s’envole, et que ne me reste plus que la réalité.

Et puis parfois devoir faire face au manque d’inspiration. Lorsqu’elle s’envole, et que ne me reste plus que la réalité. J’ai fini par comprendre que ces instants s’imposaient quand je devais faire le tri entre ce que je ressentais pour moi, pour mes personnages, ce que j’imaginais pour eux, et ce qu’ils voulaient vraiment. Une façon de mettre pause pour réaligner l’authenticité que je cherche tant dans leur histoire.

Un jeu d’équilibriste qui me porte toujours plus loin.

Kirsten 🤍

 

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